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Les Free Tours déclarés illégaux !

 

Le 11 septembre dernier, la Ville de Florence (Italie) a déclaré les célèbres "Free Tours" comme étant "abusifs" et "illégaux".

Un fléau d'amateurs, présent dans la plupart des visites touristiques européennes (Paris, Strasbourg, Marseille, Florence, Rome, Madrid...) qui nuit à l'ensemble du secteur touristique et au visiteur lui-même.

 

Le visiteur paie pour des services initialement annoncés comme étant "gratuits" et, qui ne font l'objet d'aucun contrôle qualitatif ni fiscal. Ces personnes, sans éthique ni scrupules, inventent souvent les informations transmises aux visiteurs. Ils n'ont rien à faire de la qualité du service, ni de la transmission du patrimoine. Ils cherchent uniquement à arnaquer le visiteur. 

 

Achèteriez-vous de la nourriture dans n'importe quel stand présent sur la voie publique ? Demanderiez-vous à votre dentiste de vous faire une Free Endodontie ? Confieriez-vous votre défense lors d'un procès à votre voisin ou à votre beau-frère ?

Ces questions semblent insensées, mais quand vous suivez un "Free Tour" c'est comme si vous répondiez « oui » à toutes. 

Les sanctions contre les "Free Tours" sont déclenchées : ce sont des guides touristiques illégaux

« Ils proposent des visites de la ville présentées comme des expériences gratuites, mais effectuent en fait un véritable service de guide touristique illégal. »

 

« (...) il s'agit de services illicites de guides touristiques annoncés en ligne comme des services gratuites, à destination d'individus ou de groupes de personnes, pour faire connaître la ville dans une perspective différente de celle des guides touristiques. (...) En réalité, ces personnes exercent de façon illégale l'activité de guide touristique, ce qui nuit à l'ensemble du secteur et au visiteur lui-même. »

 

« Pour l'élue au tourisme, œuvrer à l'amélioration de la qualité du tourisme, c'est aussi travailler la qualité de ceux qui offrent un service professionnel aux touristes et donc surveiller la qualité du travail dans le monde du tourisme. »

 

« Sur les sites internet dédiés, l'activité est décrite avec des caractéristiques et des méthodes axées sur la « sociabilité » et sur le partage d'une expérience rendue « gratuite » au touriste, en mettant l'accent sur l'offre gratuite de l'utilisateur du service, sans tarif / contrepartie pour le service. En effet, le service imite l'activité de guide touristique régie par la loi régionale (86/2016) (...) Pour l'exercice de la profession de guide touristique, il est nécessaire de remplir les conditions suivantes : les cours et l'examen obligatoire pour obtenir la qualification de guide et accéder à la profession avec la délivrance par la municipalité d'une carte d'identité spéciale. »

 

« Les soi-disant guides "Free Tour", sans qualification, proposent des activités à destination des touristes individuels et des groupes de personnes, qui sont initiés à la ville de Florence (...) à la fin de la prestation, le particulier paie à l'individu une contrepartie en espèces. L'absence de tarif représente une tentative de contourner la législation régionale en termes d'exigences professionnelles. »

 

« Avec les nouvelles directives de la Direction du Tourisme, tout autre moyen de proposer des services de guide touristique autres que ceux prévus par la loi régionale est exclu. (...) Il est précisé que la prestation de services touristiques rendue par des particuliers (...) en l'absence des conditions fixées par la loi est donc punissable. »